slow content pêcheur sur un lac blog dixit-consulting
Caroline Fabre-Rousseau

Conceptrice-rédactrice

Dans les articles « il était une fois un tracteur » et « content marketing ou content marketing », nous vous avions parlé de contenu. Mais connaissez-vous le slow content ? Une tendance qui a le vent en poupe…

Le slow content versus la FOMO et l’infobésité

Aux antipodes du slow content, il y a la FOMO et l’infobésité, mamelles du content marketing.

La FOMO (fear of missing out)

C’est la peur de manquer quelque chose d’important, cette angoisse qui nous étreint devant les réseaux sociaux gorgés de lancements en tout genre : crowdfunding, podcast, personal branding, blog, etc.

  • Sur LinkedIn, toute entreprise se doit d’être présente, active, productrice de contenus. Mais comment tenir le rythme ? Comment trouver le temps de lancer son podcast, son blog et de l’alimenter ?
  • Sur Facebook et sur Instagram, tout un chacun se doit d’être dynamique, heureux, entreprenant. Partout s’affichent réussites, énergie, succès. Dans le monde merveilleux des réseaux sociaux, seul le succès existe et il s’affiche. Et quand ça ne va pas, on n’existe pas

L’infobésité : un combat perdu d’avance

  • D’un côté, les internautes : ils croulent sous le flux de contenus qu’ils n’ont pas le temps de lire, dont les thèmes ne varient pas beaucoup et qui augmentent le temps d’écran hebdomadaire.
  • De l’autre côté, les robots : le chef d’orchestre de cette gigantesque et perpétuelle symphonie s’appelle Google. Les robots repèrent les mots clés, obligent les rédacteurs à obéir à une syntaxe simpliste et répétitive et hissent au sommet du podium des directeurs marketing animés par le ROI. Le content marketing et ses dérives alimentent ainsi le côté sombre du web.

Le slow content qu’est-ce que c’est ?

Résister

Heureusement, des voix s’élèvent et font de la résistance. Ainsi Brice Schwartz, qui après avoir publié tous les jours sur LinkedIn pour lancer sa marque (et avec succès) a décidé de ralentir et de réviser ses objectifs. Fi du SEO, il préfère miser sur le long terme pour construire une vraie communauté, autour de rendez-vous réguliers et respectueux de son audience. Ne pas lasser, voilà la priorité. Le référencement est important, mais il ne fait pas tout. Le bon vieux bouche à oreille, c’est à dire la satisfaction et l’engagement de ses clients, bref, l’humain a encore de beaux jours devant lui.

Et il fait une constatation simple : pour produire des contenus de qualité, il faut avoir du temps, donc prendre son temps.

Cibler

Il n’est pas le seul à changer son fusil d’épaule. Des statistiques montrent que 30% des contenus publiés ne sont pas lus. Pour remédier à cette volatilité est apparu le « snack content » ou micro contenu, déviance aggravante de cette infobésité qui bombarde de messages superficiels les internautes gorgés d’information. Or, face à une hausse des publications de 800% en cinq ans, le taux d’engagement par post s’est parallèlement effondré de 89% (article Les Échos du 20/07/2021).

De plus en plus de marques choisissent donc de publier moins souvent, de manière plus approfondie, avec une véritable expertise, qui correspond à l’attente de leurs cibles.

Cette sobriété éditoriale a un effet vertueux non négligeable : elle réduit l’impact environnemental. Car n’oublions pas qu’un internaute par an représente 200 kilos de gaz à effet de serre, 3000 litres d’eau et 350 kwh d’énergie. Moins de trafic = moins de pollution. Alors, ralentissez !

Pour aller plus loin :

Brice Schwartz

slow content

pollution numérique

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